Comment les organisations de sécurité sociale peuvent-elles optimiser le financement des pensions dans un contexte démographique en changement et un environnement économique volatile? Cette question se pose avec une particulière urgence dans beaucoup de pays, où les régimes de sécurité sociale qui offrent des prestations non négligeables aux retraités et qui sont financés selon le principe de la répartition sont confrontés au vieillissement des populations. On entend souvent, dans le débat actuel sur la réforme des régimes nationaux de pensions, que les régimes privés par capitalisation intégrale sont plus adaptés au "nouvel environnement" et que, par conséquent, les régimes publics doivent se limiter à lutter contre la pauvreté. La capacité qu'ont les régimes financés par répartition de s'adapter à l'augmentation des coûts de la retraite due à un vieillissement de la population est un argument important en faveur de ces réformes structurelles.
Le présent rapport cherche à éclairer quelque peu le débat en produisant des résultats de simulations qui montrent la sensibilité d'autres méthodes de financement aux évolutions démographiques et à la volatilité de l'environnement économique. En d'autres termes, il s'avère qu'il ne faut pas aborder la question du besoin de stabiliser les taux de cotisation en tenant compte seulement du contexte démographique, mais aussi donner toute leur place à d'importantes variables de l'environnement économique tels que les taux d'intérêt, les salaires et les prix, qui ont des répercussions déterminantes sur le financement des pensions. Ce rapport examine les objectifs que l'on cherche à atteindre dans le choix d'un système de financement, sans oublier les facteurs qui déterminent les niveaux des taux de cotisation. Les informations sur la démographie et les caractéristiques économiques de différents pays sont ensuite examinées et utilisées à des fins de simulations actuarielles. Ces simulations permettent de démontrer que différentes méthodes de financement réagissent différemment à différents scénarios économiques et démographiques et que, en règle générale, le système optimal serait celui qui combine de manière judicieuse le financement par répartition et le financement par capitalisation. Une conclusion importante, fondée sur l'analyse classique du portefeuille, est que la capitalisation partielle peut constituer une approche idéale pour maximiser les recettes du régime sur le long terme.
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